Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Don de sang, don de soi

Publié le par Lullabaloo

donsang.jpgAyant eu une de mes patientes qui avait tout prévu pour que l'on prélève du sang de cordon et un morceau de cordon pour son fils (le papa ayant une maladie génétique) cela m'a donné l'idée d'apporter ici des informations sur le don de sang de cordon : donc attention, rien à voir avec ma patiente pour qui le sang et le cordon étaient destinés pour son fils et ceci en liaison avec une entreprise en Belgique qui s'occupe de ce genre de choses mais je souhaite parler ici du vrai DON de sang de cordon qui est un geste d'aide envers autrui (gratuit). Via le site http://www.sangdecordon.org je vous retransmet les informations :

 

Le sang de cordon, qu'est ce que c'est excatement et qu'en fait-on ?

Le sang circulant dans le cordon ombilical – ou sang placentaire - contient des cellules souches habituellement localisées dans la moelle osseuse qui produisent tout au long de la vie les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes).

Prélevées à la naissance, ces cellules souches, dites « hématopoïétiques », peuvent être administrées par voie intraveineuse à des patients atteints de maladies du sang (leucémies, lymphomes, etc.). Lors de cette transplantation, les cellules souches du sang de cordon vont spontanément se loger dans la moelle osseuse, se multiplier, et régénérer les cellules sanguines du malade.

 

Quel en est l'intérêt thérapeutique ?

La greffe de sang de cordon fonctionne principalement parce que le donneur et le receveur sont deux personnes distinctes (greffe dite « greffe allogénique »). Les cellules du donneur, en se développant dans l’organisme du receveur, sont capables dans certains cas d’éradiquer la maladie maligne du receveur.

A ce jour, plus de 20 000 transplantations de sang de cordon ont été réalisées à travers le monde ces vingt dernières années, pour soigner des leucémies et des lymphomes, des maladies myélo-prolifératives, des maladies génétiques, et des déficiences immunitaires. En France, le nombre de greffe allogénique de sang de cordon a quadruplé entre 2003 et 2008 (source : Agence de la biomédecine, 2009). C’est la raison pour laquelle les banques de sang de cordon se développent rapidement en France et à travers le monde, en complément des registres de donneurs de moelle.

 

Le consentement

La femme enceinte est informée par son obstétricien ou une sage femme de la possibilité d’effectuer un don anonyme et gratuit, en conformité avec le cadre réglementaire français. Un formulaire de consentement lui est présenté dans des conditions permettant une décision libre et éclairée. A tout moment, la donneuse est libre de se rétracter. Dans le cas où la femme enceinte est consentante, elle répond à un questionnaire médical prénatal permettant de vérifier avant la naissance que le prélèvement pourra avoir lieu, et que l’unité pourra entrer dans le circuit de validation du greffon.

 

Comme le don de sang ou de moelle osseuse, le don de sang de cordon est un acte anonyme, altruiste et gratuit.

ANONYMAT :
Le greffon est répertorié dans un registre international contrôlé par France Greffe de Moelle. Toutes les informations relatives au don sont anonymes. Le donneur ne peut donc pas savoir quand le greffon sera utilisé, pour quel patient et avec quel résultat.

ALTRUISME :
Le don est destiné au traitement de tout patient qui le nécessiterait, selon la compatibilité du donneur et du receveur et l’urgence thérapeutique.

GRATUITE :
Aucune rétribution n'est possible pour le donneur ou le préleveur.

 

Comment se déroule le prélèvement et la conservation de celui-ci ?

Le prélèvement de sang de cordon ombilical ne peut être réalisé que dans les maternités partenaires du Réseau Français de Sang Placentaire. Le sang placentaire est collecté juste après la naissance, et avant la délivrance du placenta. Cette collecte n'est pas douloureuse et ne comporte aucun danger, ni pour la maman ni pour l’enfant puisqu'elle ne modifie pas les gestes médicaux de l'accouchement.

On estime actuellement à 70 ml le volume minimal prélevé, susceptible de contenir une dose cellulaire suffisante pour un usage thérapeutique du greffon. Un volume inférieur peut donner lieu, soit à une destruction, soit à un don en vue d’une utilisation scientifique, en conformité avec le consentement de la donneuse.

Le prélèvement réalisé, l’unité de sang de cordon est immédiatement conditionnée puis envoyée dans les 24h à la banque de sang placentaire la plus proche, dans laquelle il sera stocké. Ce délai doit être respecté afin d’optimiser la conservation des cellules et garantir une bonne qualité du greffon. Cette contrainte logistique explique pourquoi les maternités collectrices se concentrent à proximité des banques de sang de cordon ombilical.

Dès réception à la banque de sang de cordon, l’unité de sang placentaire est testée au plan biologique, bactériologique et virologique. Elle est ensuite typée, miniaturisée, et cryogénisée dans de l’azote liquide à une très basse température. Deux mois après l’accouchement, la donneuse doit réaliser un bilan sanguin pour confirmer que le sang de cordon n’est pas contaminé (sécurisation). Le greffon est alors disponible dans les registres nationaux et internationaux.

A savoir : Les unités prélevées ne sont pas toutes validées : seuls 30% d’entre elles seront validées en bout de chaîne. D’après l’Etablissement Français du Sang, 40% des unités prélevées sont refusées à cause d’un volume prélevé trop faible ; 10% en raison d’un nombre insuffisant de cellules souches ; 2% à l’issue du contrôle sérologique révélant des anomalies biologiques ; 4% à la suite d’un contrôle bactériologique positif ; 6% à cause d’incidents techniques, retrait de consentement, etc.

 

Et enfin la transplantation...

  • les greffons de sang de cordon sont immédiatement disponibles en cas de besoin, à la différence du don de moelle pour lequel l’organisation du prélèvement requiert 3 à 4 semaines ;
  • le prélèvement du greffon est indolore pour la mère et l’enfant, avec un risque infectieux quasi nul pour le donneur ;
  • l’incompatibilité tissulaire partielle entre le donneur et le receveur permet une plus grande probabilité de trouver un greffon adapté ;
  • l’incidence et la sévérité de la réaction du greffon contre l’hôte est moindre dans le cas de la greffe de sang de cordon par rapport à la greffe de moelle ;
  • la possibilité de transplanter deux greffons de sang de cordon pour des patients dont le poids est supérieur à 60 kg.

Mais aussi des limites…
La richesse des greffons en cellules souches est souvent relativement faible, et peut entraîner chez le patient adulte un retard de prise de greffe, avec des complications inhérentes aux aplasies prolongées. Les doubles greffes de sang de cordon (transplantation de deux greffons à un seul patient) permettent de surmonter à cette difficulté.

 

Pour plus d'informations : Site du don de sang de cordon ombilical - http://www.sangdecordon.org

Voir les commentaires

Multi-tâches

Publié le par Lullabaloo

J'arrive le matin, je m'habille, je met mon petit badge "Lullabaloo, Sage-Femme" et je fais le tour de tout ce qui m'attend pour la journée et prendre les transmissions (de la salle d'acc et de la maternité), à savoir : le nombre de bébés à piquer (guthrie, bilan sanguin...) ma moyenne par jour est de 6-7 environ, voir s'il y a des césariennes programmées => dossiers à préparer et c'est moi qui descend pour récupérer le bébé et faire ses soins, les dames en observation dans le service (MAP, pré-éclampie, gémellaires etc...) ça va de 3 à 6 patientes => les voir, faire leur RCF, voir leurs bilans, leur en prescrire de nouveaux s'il faut, revoir les traitements, m'occuper des sorties de la journée (comme toujours paperasse etc...), voir les consultations d'urgences (sauf si la SF de garde en salle n'a rien du tout), m'occuper de la visite avec le médecin puis aller en salle d'accouchement.

Bref lundi j'ai bien eu 7 petits bouts à piquer, les astuces pour qu'ils continuent de dormir paisiblement aident bien : après une têtée (ou alors donner du glucose...), emmailloté d'un côté puis petite bouillote sur la main ou le talon pour bien vasodilater. Parfois c'est pas évident du tout, j'en ai eu qui avaient les mains comme toutes oedématiées du coup on ne voit strictement rien. Bref on est vite habituée à piquer.

Pour mes petites patientes dans le service qui sont en observation pour MAP, MAP avec des jumeaux (et utérus cicatriciel en l'occurrence, hummm bonheur) et bien ça apprend à gérer tout ça avec les coups de stress qui s'y apparente : une petite tension à 16/9 un beau matin pour ma gémellaire en MAP + albuminurie sur la bandelette... Du coup jonglage entre bilans sanguins, traitements tocolytiques IV/per os/IV/per os/suppo lol. Accepter parfois un traitement du doc qu'on trouve absurde...

Sage-femme

Sinon j'ai eu un beau petit accouchement il y a 2 jours : une deuxième pare qui arrive en travail, bonnes contractions qui commencent à se régulariser et à être bien douloureuses, à l'examen bonne surprise : un col postérieur mais court, souple et dilaté à 3-4cm avec une tête qui applique. Le papa est tout fou car pour lui c'est son 1er accouchement. Madame voudrait une péri donc je la perfuse mais lui propose de faire un peu de ballon pour éventuellement patienter encore un peu afin que bébé s'engage bien dans le bassin et sachant que le ballon soulage bien la douleur ça devrait rester supportable (douleur très prononcée dans le dos qui me fait penser à un petit lou en position postérieur, le ballon permettra déjà de limiter cette douleur alors qu'en effet allongée sur le dos cette dame ne peut que souffrir !).

Bref à peine le temps d'aller chercher le ballon que je vois bien l'intensité des contractions augmenter et ma petite dame qui commence sérieusement à douiller ! La péri est posée, elle est à présent détendue, je l'examine et le travail avance bien, le col se centre, il est effacé et à 5cm avec une poche qui bombe et une tête fixée... pour que le travail s'enchaîne correctement et que les contractions ne fuient pas suite à la péri je décide de rompre car toutes les conditions sont rassemblées. Le petit bonhomme est bel et bien en droite postérieure, qu'importe, la mobilisation obstétricale est là pour ça : je propose à ma petite dame de se mettre sur le côté gauche, rien qu'au monito on voit que bébé s'engage de plus bel. Une demi heure plus tard il suffira de la tourner sur le côté droit pour que la dilatation soit complète et que bébé se soit tourner en OP (occipito pubien, position de sortie quoi ), je le laisse bien descendre le RCF est parfait et ça évitera à la dame de pousser comme une folle.

Ainsi seulement 3h après leur arrivée dans le service on s'installe pour accueillir leur petit ange : elle pousse super bien, en 3 contractions leur bébé naît sous les yeux pleins d'étoiles de ce nouveau papa.

Le reste suivra sans encombre, elle saigne très peu, 2 points sur une éraillure pour "le confort" (afin d'éviter qu'elle ne pique de trop car pas loin du méat urinaire). Le travail a été tellement harmonieux et rapide que j'ai pu les ramener dans leur chambre après les 2h de surveillances. Enfin voilà c'était génial...

Ma collègue a eu un peu moins de chance avec une patiente qui est partie en césarienne pour stagnation du travail (déclenchement mode grand chelem après 1 propess, 1 prostine, puis du synto), j'ai donc récupéré la dame et été en césarienne, et son autre dame dont le travail n'avance pas mais qui finira par accoucher voie basse (avec un monito un peu foireux...).

Enfin voilà quelques extraits de mes nouvelles journées en tant que sage-femme, que l'aventure continue !

 

Voir les commentaires

Le boulot a commencé !

Publié le par Lullabaloo

Oulala presque 1 mois que je n'ai plus posté, j'ai donc enfin commencé à travailler en tant que SF, je reprend mes marques petit à petit dans l'organisation du service : pas évident au début car personne pour préciser ce dont on doit s'occuper exactement donc pour tels papiers et bien il faut se débrouiller pour savoir quoi remplir et quoi en faire.

Bref quand on est que 2 SF dans la clinique et que le service est plein à craquer et que les patientes affluent et bien on fait comme on peu ! et en l'occurrence on fait aussi des heures sup...!

D'où mon absence car j'ai peu de temps pour tout raconter en ce moment, mais ça viendra promis, je vous ferai partager mes gardes très prochainement !

Voir les commentaires

Diplômée Sage-Femme !

Publié le par Lullabaloo

Lullabaloo diplômée Sage-femme

Et bien voilà, ce jour là je l'attendais depuis de nombreuses années !

Me voici enfin sage-femme, je ne réalise pas encore, je pense que le premier jour de travail où je me présenterai en tant que sage-femme et non étudiante et bien je me rendrai enfin compte...

Pour le moment je suis donc préoccupée par la paperasse, faire reconnaître le diplôme au niveau européen à Bruxelles pour pouvoir ensuite m'inscrire à l'ordre des sages-femmes françaises dans ma région. Je vais commencer par travailler dans ma clinique habituelle où je vous ai déjà compté de nombreuses histoires (ici, ici aussi) puis je pense que je me réorienterai vers des hôpitaux ou cliniques de niveau 2.

Je suis très heureuse d'avoir fait ce blog dès ma 2ème année d'étude de SF car cela me permettra de le relire plus tard et de me rappeler toutes ces expériences de stagiaire. Maintenant j'y raconterai mes gardes, mes rencontres avec MES patientes, mon ressenti dans cette nouvelle aventure en tant que SAGE-FEMME.

Voir les commentaires