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Articles avec #mes stages tag

Mon dernier jour en tant que stagiaire

Publié le par Lullabaloo

Et voilà ! à priori le statut de stagiaire s'en est fini pour moi, j'ai passé (et normalement validé) mes examens pratiques à l'hôpital en salle de naissance et à la maternité, tous mes stages sont validés donc de ce côté là je sais que s'en est vraiment fini.

Au menu de mon examen d'aujourd'hui (oui oui le dernier jour de stage pour bien nous tenir en haleine !) : patiente accouchées et césarisées, hyperinsulinisme, antécédents de réduction mammaire (un peu dur dur pour l'allaitement maternel...), hospitalisation antérieure pour crise tonico-clonique (épilepsie), lésions du col par HPV, tabac, un bébé à J1 qui régurgite des trucs horribles donc à aspirer puis lavage gastrique, puis des trucs bien quand même : des bains bébés, des soins etc...

Enfin voilà c'est passé, plus que la dernière phase du mémoire et là, oui, je peux dire que j'en vois enfin la fin :-)


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Suivi du post-partum à domicile

Publié le par Lullabaloo

En ce moment j'ai le plaisir d'aller rendre visite aux mamans et à leur bébé dans le nid familial. En effet cela peut être nécessaire lors d'un retour précoce à domicile, pour une surveillance de reprise de poids d'un bébé, faire des bilans sanguins maman/bébé et guthrie, retirer des fils d'épisio, aider pour l'allaitement maternel etc...

J'ai donc accompagné une sage-femme affiliée à la maternité d'un CHU. Je tiens à souligner le fonctionnement de cette maternité qui à mon goût à un rythme idéal : les sages-femmes tournent toutes les semaines entre le bloc d'accouchement, la maternité et les visites à domicile. En gros elles gardent un pied dans tout sans pouvoir se lasser. Avec un peu de chance on peut avoir accouché une patiente, la retrouver 2 jours plus tard à la maternité puis à nouveau la revoir à domicile ! le pied je trouve...!

Pour revenir aux visites, on prend notre petite camionnette "sage-femme" avec la cigogne dessus et tout et tout :-)

Notre première visite c'est une dame avec un retour précoce à domicile, on doit prélever un guthrie et on décide d'y ajouter un dosage de la bilirubine car le petit bout nous semble jaune, on le pèse pour surveiller la prise de poids. La maman nous montre son épisio qui est douloureuse, on enlève un ou deux points pour soulager. L'allaitement est aussi un peu chaotique, bébé ne boit pas assez et s'énerve vite. On essaye donc de faire une mise au sein pour voir un peu comment cela se passe et on apporte les conseils nécessaires, car si la bili est trop élevée, il faudra bien que bébé boive beaucoup plus pour évacuer !

Deuxième visite, également un poids à vérifier de même que l'allaitement sans oublier les fils d'épisio à enlever à madame. En effet, suite à un hématome directement après l'accouchement, l'épisio de cette dame a été reprise sous anesthésie générale et donc avec des fils non résorbables. Je fais un soin vulvaire puis j'enlève les quelques 12 points. Par la suite des visites pour faire des guthrie (pas toujours facile de piquer à domicile avec un éclairage moyen et toute la famille qui vous regarde !), bilirubine, aide à l'allaitement, prélèvement sanguin chez la maman,  écouter les petites baisses de moral, la fatigque etc...

C'est plutôt sympa de voir l'environnement de la famille (avec les frèrès et soeurs etc...) cela nous fait aussi souvent découvrir les difficultés sociales des familles, là est notre rôle de soutien et de ré-orientation pour des problèmes plus graves !

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Des gardes bien chargées !

Publié le par Lullabaloo

Je viens de terminer un de mes stages en salle de naissance dans une petite clinique et c'est à croire que les femmes enceintes se sont toutes données rendez-vous en ce moment !

Déjà la place dans le service est assez restreinte : 3 vraies salles d'accouchement et 1 autre salle moins équipée appelée "d'examen" ou de "consultation". (Souvent l'une des salles d'acc est récquisitionnée quand on a bcp de consultations).

Et comme bien souvent c'est dans ce genre de période que l'un des médecins, appelons le Dr Tartempion, n'est pas là de la semaine ce qui signifie que l'on doit s'occuper de toutes ses consultations de terme (qui arrivent toutes en même temps) + RCF (rythme cardiaque foetal). Et cerise sur le gateau : c'est aussi la période ou telle auxiliaire puericultrice ne veut pas bosser ou a pleiiiins d'autres trucs à faire plutôt que de venir faire les premiers soins du bébé lors de l'accouchement....

Bref la journée commence, déjà 3 patientes en travail dans les salles, les dossiers n'ont pas encore été mis en ordre car elles sont arrivées en même temps 20 min avant la fin de la garde de la SF que l'on relève. Une autre patiente attend pour une consultation de terme. On s'active, on passe faire le point avec nos patientes et on ordonne nos dossiers (moi et la SF), on prépare les bilans à mettre à jour pour celles qui vont acoucher puis on voit chacune nos conduites à tenir pour  nos patientes.

La première patiente est déjà là depuis 6-7h du matin, elle est perfusée, sous péri etc etc... je la connais déjà de sa consultation de terme de la semaine passée car Dr Tartempion était encore absent donc je m'en étais occupée. Elle est toute souriante et soulagée d'être à la clinique car son premier bébé était né à la maison, elle n'avait pas eu le temps d'arriver à la clinique. Pour la petite histoire les pompiers et le médecin du samu avaient préféré faire l'accouchement à domicile car ils disaient voir la tête du bébé mais tenez vous bien cela a mis... 2h avant que l'expulsion soit terminée. Elle n'aurait pas été examinée une seule fois donc le col n'était certainement pas complètement dilaté. Pour finir elle a eu une épisio et le placenta ne s'est pas décollé donc ils se sont enfin décidés à aller à la clinique... Enfin voilà elle en garde un très mauvais souvenir et l'équipe du samu un sentiment de "fierté" d'avoir fait pour la 1ère fois un accouchement...

La seconde patiente est enbébés salle sous monito à mon arrivée, c'est une 2ème pare (2ème enfant), son 1er accouchement s'est soldé par une césarienne à 7cm pour présentation de la face. On a donc un utérus cicatriciel et, honte à moi, je ne me rappelle plus la raison pour laquelle on doit la déclencher (la raison n'étant peut être pas valable à mon goût donc du coup elle a du me sortir de la tête...) quoiqu'il en soit elle commence à contracter mais c'est très léger donc on lui trouve une chambre ou elle va pouvoir s'installer et déambuler tranquillement car déclencher sur un utérus cicatriciel ça se fera un peu plus tard ! Pour le moment on libère la salle pour une patiente en travail (2ème pare) qui attend en chambre.

La 3ème patiente est dans la dernière salle d'accouchement, c'est aussi son 2ème bébé, elle est aussi en travail et elle contracte bien, elle veut attendre encore un peu pour la péri. Elle est aussi adorable, elle aime bien être rassurée car son 1er l'accouchement s'est fini en forceps avec une épisio à 20 points de sutures (!) que l'on voit très bien.

La 4ème dame est donc aussi une deuxième pare, c'est celle qui est sous monito dans une chambre de la maternité et qui attend d'aller en salle. Je la  connais aussi car j'ai également fait sa consult de terme à 2 reprises (elles viennet toutes les semaines revoir Dr Tartempion lors du dernier mois, et ça faisait 2 semaines qu'il était absent...), elle a un franc-parlé incroyable, c'est parfois très "rentre-dedans" mais je trouve ça marrant, on s'entend bien et on rigole bien toutes les 2. Autant dire que je me réjouis de toutes ces adorables patientes !

Le tour est fait, je ne détaillerai pas les consult d'urgence que l'on a fait à droite à gauche entre temps sinon je n'ai pas fini !

Ma première patiente fait comme prévu le "TGV" (courant dans le vocabulaire des SF, cela signifie que c'est un accouchement très rapide) après la rutpure artificielle des membranes, forcément la péri fonctionne moins bien quand ça va très vite et c'est un peu la panique pour Mme car elle se remémore son 1er accouchement chez elle et au vue de son comportement c'est comme si elle le revivait à nouveau ! Je tente de la calmer avec la SF en la rassurant un maximum, entre temps on s'installe, pas d'auxiliaire puer en vue (et qui ne vient quand on la prévient qu'un accouchement salle 1 se fait) donc la SF prépare la table chauffante pour le bébé pendant que je m'habille et commence à guider ma patiente pour la poussée. Bébé arrive en 3 contractions, la maman est en panique car elle est toujours quasiment encore à domicile dans sa tête. Pour le périnée, une toute petite déchirure qui nécessitera 2 points et je la réinstalle au calme avec son bébé.

Dans l'autre salle (avec la 4ème patiente qui a pu être installée) les contractions sont bien douloureuses, on prépare pour la péri à la demande de Mme. En salle 3 (3ème patiente) les contractions deviennent aussi difficiles à gérer donc préparation pour la péri aussi.

J'avance quand même les dossiers entre temps histoire qu'on ne se retrouve pas le bureau submergé de paperasse...

L'anesthésiste arrive, péri à la salle 3 puis on enchaine en salle 2. Les patientes sont soulagées.

Salle 2 la rupture des membranes se fait spontanément juste avant que je la fasse ! du coup bébé appuie bien et le col cède. On ne tarde pas à s'installer, toujours pas d'auxiliaire qui répond à notre appel (!). 20 minutes plus tard bébé est là, il va bien donc je le laisse en peau à peau avec sa maman le temps de faire la délivrance du placenta puis je vais lui faire ses premiers soins (la table bébé est dans la même salle à 2 mètres de la table d'accouchement donc ça va), sans oublier les prélèvements pour strepto B. 

Ma première patiente de la salle 1 qui a accouché est transférée dans sa chambre et la dame qui était dans le service (et qui a un utérus cicatriciel) est donc installée dans cette salle. Je l'installe, la réexamine et  la perfuse. Ses contractions sont légèrement plus fortes que ce matin mais très irrégulières. On commence le synto TRES doucement.

En salle 3 la patiente est à dilatation complète bébé est déjà en OP (Occipito-pubien, soit la meilleure position pour sortir) mais doit encore laisser la tête descendre donc je propose à Mme de s'asseoir et on attend encore un peu.

30 minutes plus tard on s'installe aussi, je redemande à une auxiliaire puericultrice si elle veut bien venir m'aider pour cet accouchement et apparemment elle compte venir cette fois ! ouf ! On est donc prêtes (moi et la patiente) et la celle ci pousse super bien. Je laisse la tête assouplir au maximum le périnée pour lui épargner à nouveau une épisio dont elle garde un très mauvais souvenir. Bébé arrive, le placenta dans la foulée donc je fais quand même les premiers soins le temps que l'auxi arrive. Pour le périnée il n'y aura que 3 points d'une déchirure superficielle donc on s'en sort bien.

Je surveille les nouvelles accouchées et ma patiente salle 1 qui commence à avoir des contractions régulières (avec le minimum de synto tjrs).

La journée se termine et les 3 patientes accouchées sont ravies de leur accouchement et me remercient chaleureusement, ce qui me fait juste énormément plaisir. Avoir de la reconnaissance sur notre implication dans leur accouchement nous permet d'aimer ce que l'on fait. Pour ma part, après être passée les voir avant mon départ de garde, l'émotion est vive (non ne pleure paaaas !!!)




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Pas de nouvelles, bonne nouvelle

Publié le par Lullabaloo

Pauvre blog laissé un temps de côté... Bref mon excuse : la 4ème et dernière année, le mémoire, les stages, mon manque d'organisation etc...

Apparemment mon dernier post remonte à octobre, entre temps : des stages aux grossesses à risque, procréation médicalement assistée, puis salle de naissance en veux tu en voilà.

J'ai donc vécu de sacrées expériences : Mon 2ème stage au Maroc (la fois de trop peut être ?) damedium_Oeufs_de_Paques_en_Ukraine.jpgns la même structure que la dernière fois (article ici), au programme pratique de ventouses, sutures d'épisio, accouchements, mort foetale in utero ou fausses couches tardives, réa néonatales et une "magnifique" rupture utérine (utérus en sablier et tout et tout) arrivée de son domicile donc déjà 20 min après (voilà pour le pronostic foetal) une patiente dans un état clinique affreux et une prise en charge quelque peu... discutable (mais j'éviterai d'approfondir ici).

Enfin que du bonheur, mais on peut le dire : j'en ai vraiment bavé ! plus que l'année dernière car là d'être en 4ème j'étais moins dans le besoin d'apprendre "techniquement" donc j'ai beaucoup moins supporté tout ce que j'ai pu voir comme prise en charge et "soins" donnés....

Pour la suite, c'est un peu plus agréable, un stage en salle de naissance sur l'Ile de la Réunion (2 accouchements sur le côté et 1 siège sans péri !) puis le retour près de chez moi en métropole et en stage (supplémentaire) aussi ! alors que début d'année j'avais dit que je ne referai pas de stage en France !

 

Enfin voilà, la fin approche et c'est assez stressant ! Je ne me sens pas forcément prête à endosser toutes les incroyables responsabilités d'une sage-femme et ayant besoin de proximité avec mes patientes je ne me vois pas forcément bosser dans un niveau 3 alors que tout le monde est là à dire : ahhh mais quand tu sors de l'école il vaut mieux aller dans les grosses structures pour apprendre, gérer la patho etc etc mais voilà ça ne me dit rien...

Grosse réflexion donc !


Sinon, excellentes fêtes de Pâques à tous !

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Un premier bébé et un bel accouchement

Publié le par Lullabaloo

Etre de garde le weekend bon c'est pas toujours facile (surtout quand la responsable des stages ne sait pas compter et vous met 12 jours de stages avec 1 seul jour de congé...) mais quand on a une journée et des patientes comme celle ci et bien c'est génial...
J'arrive, aujourd'hui il n'y a que 2 SF (contre 4 en semaine) et moi, le tableau est quand même bien plein mais la plupart on déjà accouché. Je croise Mme L. et son conjoint qu'on installe dans une chambre et je vais donc m'occuper de son anamnèse et faire un peu le point sur sa venue.
Elle a dépassé son terme de 3 jours, elle vient car elle a comme des douleurs de règles qui sont assez régulières (toutes les 8 minutes) et elle a aussi des pertes vaginales plus abondantes. On s'installe pour le monitoring savoir si ce sont des mises sous tension, des contractions de faux travail ou un travail bien vrai. C'est son premier bébé, elle a suivi des cours de prénatale, elle a un "mini" projet de naissance écrit sur un petit bout de papier qui stipule qu'elle souhaiterai que l'on mette le colyre après 2h de vie et pas dans l'immédiat et aussi que le papa participe au bain du bébé. Bon pour le collyre je lui dis qu'on ne le met jamais tout de suite et qu'elle n'a pas de questions à se poser là dessus (je lui explique également que si tout va bien son bébé restera sur son ventre en peau à peau etc...), et pour le bain ben c'est à la maternité qu'elle en fera la demande car le bain n'est pas fait avant 24h, et que biensur en général on fait participer sans problème le papa...
Bref ça contractouille, ça mijote dans le jargon des SF... Au TV son sol est uuuuultra postérieur car on a une tête plongeante (soit bien basse) qui le refoule vers l'arrière donc. Elle est à quasi 2 cm, son col reste tout de même encore bien épais et effacé à 75%, les membranes sont intactes.
Ils sont très investis dans cette grossesse, toutes les préparations à la naissance, l'envie que ce soit naturel, essayer de ne pas faire de péridurale etc... bref ils sont très attachants, j'accroche vraiment bien et leur accorde toute mon attention.
Au bout d'une heure pour lever le doute du faux travail on teste le Buscopan : si les CU (contractions utérines...) stoppent ou s'atténuent c'est que c'est un faux travail, si elles se renforcent (car le Buscopan "assouplie" le col, donc la tête appuie plus, donc il y a stimulation et cela renforce les contractions lors d'un vrai travail) nous serons donc bien en travail car un vrai travail ne peut être stoppé par une quelconque médication.
Nous obtenons alors de belles contractions espacées de 3 minutes et des douleurs plus importantes : travail ! houra !
Nous gardons Mme, je lui amène de ce pas un ballon car malgrè qu'elle ait préféré rester sur le lit la première heure, les douleurs qu'elle subissait à présent l'amenait à être autrement que sur le dos (position la plus douloureuse lorsqu'il y a des contractions !).
Très vite je me dis qu'avec un bébé qui appui comme ça, la 2ème phase du travail sera rapide rapide.
A 3cm la douleur pousse Mme à réclamer la péri, elle est un peu déçue et appréhende d'être paralysée (!), je lui dis que comme toute anesthésie il y a des risques mais que tout est mis en oeuvre pour qu'ils n'arrivent pas. Elle accepte, la péri est posée, je la mobilise par la suite en alternant les côtés pour bien faire tourner et descendre la petite puce.
Madame contracte toujours aussi bien même après la péri, 2h après je vais voir pour rompre les membranes afin que le reste s'enchaine correctement, Mme est souuuuulagée elle est tranquille avec monsieur, ils sont toujours aussi mignons tous les 2....
Le bébé a une tête un peu moins basse mais suffisamment pour rompre tranquillement avec une poche qui bombe bien à la CU. Nous sommes à 4cm et je suis sure que la suite va parfaitement s'enchainer (alors que la SF, qui l'a tout de même un peu moins vue que moi, a un mauvais présentiment quand au déroulement de la suite....)
1h après je vais pour faire un sondage vésical car la perfusion a bien coulé, Mme me dit qu'elle sent un peu comme si ça poussait (dans ma tête je me dis ahah ! yesss) mais j'attend de sonder avant d'examiner. La vessie était en effet bien pleine et je ne serai pas étonnée de voir que de ce fait la tête appuyant plus nous fasse arriver à dilatation complète... j'examine... bingo ! complète et une tête qui s'engage super bien et déjà en OP (occipito pubien) !
Mme et Monsieur sont tous surpris mais contents car ils avaient hate et on avait tous envie d'être ensemble pour l'accouchement ! On laisse alors bien descendre la pitchoune, en attendant je vais préparer une salle.
20 minutes après on part en salle, je m'habille et je prépare le set d'accouchement, je sonde pendant que le gynéco s'habille. La tête est bien descendue (c'est bien d'attendre si bébé va bien car ça évite à la dame de trop pousser et de se fatiguer), le papa est aux anges il est tout excité. Le gynéco me laisse la place, en 3 contractions la petite puce vient à nous, sa maman l'attrape, papa pleure... C'est tout juste la fin de ma garde, pour madame un travail qui s'est vraiment déclenché à 15h et qui se termine à 22h, c'est un bon rythme pour une primi et quand à moi je suis ravie d'avoir pu partager ce moment là avec ce couple fabuleux et de pouvoir ainsi voir la petite puce. Je reste pour faire ses soins, j'admire ce trio complètement craquant, puis je pars sur un petit nuage...

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Il y a des jours comme ça...

Publié le par Lullabaloo

J'arrive, je suis affiliée à une sage-femme, nous avons 3 patientes pour nous : les patientes sont réparties entre 4 sages-femmes généralement, et 3 césariennes sont programmées le matin. Pour ce qui est de nos patientes, la première est une gémellaire de 50 ans qui doit être césarisée, la 2ème une primipare en travail qui a rompu chez elle il y a plus de 12h donc antibios à faire toutes les 4h et nous attendons les résultats de sa pelvimétrie car le gynéco avait un doute, la 3ème
est une 2ème pare où l'induction a été commencé la veille. Jusque la tout va bien, nous allons tranquilement voir nos patientes le contact passe super bien. Bon, petit bémol pr la gémellaire je ne suis pas allée en salle de césarienne car il y avait déjà une SF et sa stagiaire, ma SF, 2 pédiatres assistants, 2 gynécos donc cela faisait beaucoup à mon gout...

Là où les choses ont commencé à se corser c'est vers 10h, nous avons déjà notre primi sous péridurale, tout va bien, jusqu'au coup de fil du gynéco qui dit que sa pelvimétrie indique qu'un accouchement voie basse sera impossible donc césarienne à 14h quand il reviendra... déception des parents, mais bon ils gardent le moral. Là la SF avec qui je suis reste en salle de césarienne pour aider les autres car ils prennent du retard. Pour finir elle y restera jusqu'à au moins 14-15h et du coup je m' occupe de la surveillance des 2 patientes en travail. C'est chouette, je fais ça à ma sauce, les antibios pour la primi, aller la voir de temps en temps (fatalement les touchers sont plus très utiles... donc je la laisse tranquille et je surveille le monito et ses paramètres), je propose à la 2ème pare le ballon, qu'elle adore ! puis son col étant un peu récalcitrant (ultra postérieur, 50% effacé, épais, 1,5cm de dilatation...) depuis un bon moment cela ne pourra qu'améliorer les choses, puis atténuer la douleur des contractions ! Elle contracte super bien donc le synto reste au même débit, cela devrait faire avancer les choses (la tête est encore trop haute pour rompre). Ceci dit je me méfie car pour son 1er le début du travail a été très long et la 2ème partie (que j'estime vers les 5cm puis avec une rupture de membrane) très rapide...

A 14h, j'ai préparé notre primi pour aller en salle de césar car le gynéco est là de même que l'anesthésiste, mais au moment de décoller on entend crier dans le couloir qu'il faut laisser la place à une urgence : une femme à 25 SA avec le coude du bébé dans le vagin (elle a eu une césarienne antérieure en février 2008 seulement !) donc direction illico la salle de césarienne, un convoi d'assistant pédiatre suit la patiente, toutes les SF y vont pour voir, bref le genre de chose que je déteste car faire un attroupement au bloc c'est pas l'idéal et retrouver en même temps le service vide où il n'y a que moi et une autre stagiaire pour toutes les patientes en travail ! (le service comprend tout de même 12 chambres de travail...!).
Donc je reste avec la patiente et je lui explique pourquoi elle devra encore patienter...
La 2ème pare est à 3-4cm, la douleur commence à être forte, sur ce je vais dire à la SF que je prépare pour la péri car je pense que l'on prend un risque à trop attendre dans le sens où elle va surement prendre le tournant "acccouchement-TGV". Entre temps la relève est arrivée mais se trouve elle aussi à squatter le bloc pour voir la 25 semaines puis une autre SF est aussi en salle pour accoucher sa patiente. Le gynéco de la 2ème pare arrive (moi je suis restée car la SF-relève qui prend en charge ma patiente est partie en salle de césar... alors qu'elle devait rompre ses membranes), il est furax car la RAM est toujours pas faite, il me demande de venir avec lui et il va rompre (il est tellement miro qu'il ne sait même pas lire le débit du synto...). Bref la patiente est à 4cm, col encore un peu postérieur, il romp. Là je me dis qu'elle va très bientôt accoucher, ce que je précise à la stagiaire qui me relève aussi.
Je pars donc accompagner la primi en césar car une salle d'acc a été transformé en salle de césar et tout le monde est pret. Les parents ont tous les 2 hate, ils sont trop mimi et puis le bébé va avoir le même prénom que moi :-)
La césarienne commence, on sort le bébé, et la je vois la tête du papa changer, je regarde la tête de la petite puce : oula je vois une grosse fente labiale, je me dis merde ! Et ma colère est accentuée par les 3 assistants pédiatre qui s'affairent autour et qui ne daignent même pas d'expliquer au papa abasourdi ce que c'est ou du moins de lui dire qu'ils constatent bien qu'il y a qqchose, car je pense que c'est horrible de ne rien dire et de laisser le silence... Avec la SF on lui explique, on sait bien qu'il a vu et que cela le perturbe... Pour finir : fente labio-palatine bilatérale ou gueule de loup... Par la suite on apprendra qu'il y a aussi une anomalie au niveau de la moëlle épinière... Je suis sur le cul, on ne s'y attendait pas, et ça n'a pas été vu une seule fois à l'écho...
Et là j'entend qu'on installe mon autre patiente en salle car elle est à complète (en 30 min après la RAM, tiens donc ! on s'en serait pas douté...) la SF de la relève est un peu prise au dépourvu du coup. Comme la salle est juste à côté de là où je suis et bien je suis contente de me dire "au moins je verrai aussi mon autre patiente accoucher" et elle je sais que ça se passera bien donc je me dis que c'est l'occaz de rattraper le coup dur de la primi... Les parents sont contents de me voir car ils me croyaient partie et je leur avait bien dit que j'étais déçue de ne pas voir leur petit bout naître, résultat je l'ai vu et tout s'est très bien passé.
Je retourne à côté et on installe la petite puce de la césar sur son papa en peau à peau (avec la saturation au pied car elle a eu un peu de mal à démarrer...). Il est 16h et je me dis qu'il est temps de partir car fatigue, stress et ventre vide m'indiquent que mes limites sont atteintes !

Fin de la journée, un peu déboussolée...!

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Stage en salle de naissance... en Belgique

Publié le par Lullabaloo

Depuis début septembre je suis en stage en salle et pour une fois en Belgique...!
Je dois dire que je suis tout de même bien tombée pour "apprendre", c'est un niveau 3 et il se fait autour des 3000 accouchements/an.
Et bien franchement, j'apprécie la plupart de leur méthodes de travail pour un niveau 3 :
D'une façon générale quand une patiente arrive elle est installée dans une chambre de travail (plutôt agréable, colorée...) où l'on procède à son anamnèse, RCF, examens à l'admission etc... puis en cas d'hospi elle y reste tout au long du travail où la déambulation (grâce à un système de monitoring sans fil), le ballon, les positions leurs seront proposés. Par la suite en cas de péridurale il restera les positions a exploiter pour permettre au bébé de mieux descendre/tourner etc... Une fois à dilatation complète, on attend que bébé s'engage bien, on explique la poussée, on corrige si celle ci n'est pas correctement effectuée et on part en salle d'accouchement beaucoup plus "médicalisée". Pour les patientes qui souhaitent un accouchement plus "physio", il y a 2 chambres de travail sur les 12 qui se transforment en salle d'acc moins médicales, c'est à dire : le matériel de base (table chauffante, O2, aspi...) pour une ambiance moins "bloc op".

Une fois en salle, c'est là le plus gros hic car quand on est habituée à la France, généralement quand on s'est occupée de sa patiente avec la SF, ben on nous laisse très souvent faire l'accouchement. Hors là et bien on suit la patiente à 100% pendant le travail (jusque là tout va bien) et alors une fois le départ en salle on doit appeler le gynécologue et l'attendre pour qu'il arrive, s'asseoit, sorte le bébé, reparte immédiatement. Alors bon, ok, dans ce cas ci ce sont des patientes privées, le système fait qu'il n'y a pas de gynéco de garde dans le sens où chaque gynéco de chaque patiente est appelé lorsque celle ci vient accoucher.
Et alors même en tant qu'ESF en 4ème année, même après avoir suivi la patiente du début à la fin, même si celle ci est d'accord pour que tu l'accouches, et bien NON le gynéco ne te laissera pas faire ou fera semblant de te faire croire que tu pourras peut être, dans l'éventualité de l'impossible, faire cet accouchement. Et bien voià, tu t'habilles, stérile, et puis... tu regardes car tu vois bien que le gynéco ne te laissera pas une ridicule petite place et que tu attendras transpirant sous ta casaque, ton masque et tes gros gants stériles...
Après j'ai eu le droit à une exception : un gynéco m'a très gentiment laissé faire... et bien c'était un français !
Pour poursuivre, bébé est sorti, gynéco est parti, donc ce que je trouve à nouveau très bien, c'est qu'on laisse le bébé sur sa maman en peau à peau environ 30 min (si tout va bien forcément), on ne l'aspire pas s'il respire correctement et n'est pas encombré, après au moment de remettre la maman dans un lit plus confortable que la table d'acc, on en profite pour faire les soins de base avec le papa : cordon, vérif morphologiques (dos, palais, doigts etc...), poids, taille, PC, vitamines K (re-hic : en IM dans la cuisse, grrr), antibio ophtalmiques puis bonnet, couche, chaussettes et direct re-en peau à peau avec la maman et mise au sein si allaitement maternel. La surveillance du post partum immédiat se fait dans les plus grandes chambres de travail ou dans une pièce spéciale, ainsi on fait notre surveillance et on prodigue nos bons conseils pour l'allaitement.

En très gros voici le déroulement général, je prend sur moi pour ce qui est de galérer à faire des accouchements SEULE, je pense à mes futurs stages en France et au Maroc ou je vais enfin pouvoir en faire mais en soi cela ne constitue pas le plus difficile et indispensable que de sortir un bébé... C'est l'ensemble du suivi qui me fait rêver !
Bref je sais que je ne pourrai jamais travailler ici quand je serai SF (en tant que stagiaire ça va) pour une seule raison : la frustration de ne pas accomplir un suivi complet et de devoir laisser la place à ce fichu gynéco qui débarque et passe ainsi pour le Messie.

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Stage au Maroc : le Retour

Publié le par Lullabaloo

Mon stage au Maroc s'est terminé récemment, c'était bien plus intense que ce à quoi je m'attendais et m'étais préparée. Les premières gardes ont été difficiles physiquement et mentalement (15h de gardes une nuit sur deux + 2h de transport aller-retour) avec tout ce qui s'est passé au cours de celles ci : des morts nés/fausses couches tardives, des réanimations bébés à tour de bras, des ventouses (à tort et à travers), des révisions utérines, des épisios recousues sans aucune anesthésie locale faute de matériel (parfois plus de gants...!) et sans lumière, des dystocies des épaules, etc...
Afin de diminuer la mortalité des femmes, le maroc a instauré les accouchements gratuits (du moins dans la région ou j'étais) mais sans pour autant fournir plus de matériel et de place. Donc la maternité tournait à une bonne trentaine d'accouchements/jours, les femmes accouchent dans la même pièce séparées par une cloison mais tout de même face à face (6 places).
L'adaptation a été plutôt difficile mais au bout d'un moment on se lance et on est très vite confrontée à se débrouiller seule de chez seule (pas de pédiatre, un gynéco de garde mais là que pour les césariennes) autrement dit les ventouses c'est nous qui les faisons de même que les épisio et leur réfection.


Donc comme je le disais très vite on doit se débrouiller car on se retrouve sans personne à un accouchement qui se fait dans la salle des expectantes (salle de "travail" ou les femmes se partagent parfois un lit pour 2).
Une fois qu'on est lancé et bien on fonce et on fait de son mieux, pour les réanimations bébé on fait ce qu'on peut avec une unique table chauffante, sa sonde d'aspi et un ballon de ventilation retrouvé dans un tiroir perdu (pas de matériel d'intubation...), au début c'est impressionnant de réanimer un bébé mais après on fait ça presque mécaniquement car si l'on connait bien la procédure à suivre et bien une réa se finit quasi toujour bien sauf en cas de problème plus profond comme des malformations (et là on a pas de pédiatre...! sauf quand il passe le lendemain matin).
J'ai pu faire 19 accouchements en solo (compris le suivi de travail de l'admission au suivi post partum immédiat sauf en cas d'arrivée à complète le suivi pré-acccouchement est plus court ! ;-D), recoudre quelques épisios et déchirure (dans des conditions tellement mauvaises qu'en france cela me paraitra aisé avec un éclairage adapté ainsi que le matériel), faire des ventouses (sans aucune fierté car c'est pas un plaisir du tout !) et ainsi assister une bonne centaine d'accouchements.
Les locaux n'étant pas chauffés lorsqu'on sort le bébé il fume tellement il fait froid !!! du coup on sèche, on habille, on emmaillote à la vitesse de l'éclair. Les femmes sont pour la plupart incroyables, elles m'ont épaté par leur courage et leur résistance à la douleur, certe elles crient mais on comprend pourquoi ! Il suffit de leur accorder une attention, une présence réconfortante, des gestes doux et elles vous remercie comme si vous aviez fait quelquechose d'incroyable ! une femme très pauvre (car ce sont les plus pauvres qui venaient dans cet hôpital précisément) a même voulu me donner 20 dirhams après l'accouchement...!
Je ne peux en aucun cas négliger le fait que les sages-femmes aient été accueillantes et agréables malgrè que je ne sois pas en accord permanent avec leur pratique mais cela n'était pas mon but de venir leur dire ce qu'elles devaient faire ou ne pas faire, j'ai pratiqué à ma façon les accouchements auxquels je participais de même que les réa (qui sont fondamentalement différentes... mais pas la peine que je les décrive ici).
En résumé, une expérience incroyable, des conditions à l'opposé de nos pays et de nos convictions.
Concernant le Maroc à proprement parlé, un pays magnifique, ou il fait bon et beau, des gens accueillant et très très très généreux, des rencontres magiques qui m'ont fait oublier les tracas et l'indifférence des gens en Europe.
Bref tout simplement inoubliable et incroyablement enrichissant !



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Bilan du stage en salle de naissance 10/08

Publié le par Lullabaloo

Voilà ! Mes 5 gardes (2 nuits, 3 jours) de 12h en une semaine sont terminées.
Bilan rapide : 5 suivis complets de femme en travail ainsi que l'accouchement et 2 césariennes.
Après je ne compte pas tous les suivis "intempestifs" de femmes en travail ou bien les consultations ou accouchements assistés.
Je suis plutôt satisfaite et je me suis aussi sentie progresser. En effet c'est pas forcément évident de revenir après une période plus ou moins longue hors salle de naissance, reprendre le rythme, les habitudes d'un service etc...
Pour moi c'est valorisant d'avoir pu me charger seule de femmes primi et multipares (la SF était bien là mais elle s'occupait d'autres femmes et venait seulement à l'accouchement pour être avec moi), faire son dossier, remplir le partogramme, assister l'anesthésiste pour la péri, voir l'avancement du travail pour entreprendre diverses solutions (rupture des membranes, synto, positions etc) et surtout : être avec elles ou plutôt eux (= les couples), les rassurer, les guider, les soutenir.
J'ai pu partir soulagée d'entendre la sage-femme me dire "félicitation pour l'accouchement, tu t'es très bien débrouillée et tu as toutes les qualités pour faire une bonne sage-femme" :-D ça fait plutot plaisir et ça nous donne la direction à suivre, car j'ai toujours estimé que les "critiques" étaient aussi constructives que des compliments (même si on préfère toujours que ceux ci soient beaucoup plus nombreux que les critiques ;-D)
Je ne sais pas quoi dire de plus... j'ai été lessivée par ces gardes qui m'on apporté mon lot d'émotions (positives et négatives) car en effet il s'est passé des choses moins "gaies" mais dont je ne suis pas sure qu'il faille que je le raconte ici... pas pour le moment en tout cas.
Quoiqu'il en soit je suis attachée à cette petite maternité et à la demande de la surveillante, j'y retournerai peut être aux vacances de noël pour y effectuer qq remplacements (mais pas 3 tonnes car j'ai des exams importants à la rentrée...!)

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Retour en salle de naissance en octobre-novembre

Publié le par Lullabaloo

Et bien voilà ! Je viens de recevoir la confirmation de la surveillante sage-femme (salle de naissance ou j'ai travaillé cet été) : j'y retourne pour 5 gardes de 12h en octobre-novembre lors de mes "congés scolaires" en tant que stagiaire. L'école veut bien que je fasse des stages supp donc je ne vais pas m'en priver ! Certes ça fera un petit peu lourd de faire 60h en 1 semaine mais qu'importe, j'ai fais ma répartition des gardes en jours et en nuits de façon à ce que ça soit supportable physiquement.
Je vais peut être aussi avoir l'accord de la responsable des stages pour faire mon stage en salle de naissance de mai en France aussi (normalement on doit en faire au moins 1 en Belgique mais les lieux de stages sont bondés et certaines belges n'en trouvent pas donc on laisse notre place pour elles si on en a un ailleur). 
Pour le Maroc on attend la confirmation pour prendre nos billets. 

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