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Articles avec #pharmacologie tag

Un antispasmodique : Spasfon®

Publié le par Lullabaloo

Phloroglucinol, triméthylphloroglucinol.

Antispasmodique musculotrope (A : appareil digestif et métabolisme ; G : système génito-urinaire). Le phloroglucinol lève le spasme des fibres musculaires lisses et calme la douleur.

 

 

Forme

Comprimé, suppositoire :  sous plaquettes thermoformées, solution injectable :  Ampoules de 4 ml.

 


Indications

Traitement adjuvant des contractions au cours de la grossesse en association au repos. (suppositoires et comprimés)
+ (Traitement symptomatique des douleurs liées au troubles fonctionnels du tube digestif et des voies biliaires.

Traitement des manifestation spasmodiques et douloureuses aiguës des voies urinaires : coliques néphrétiques.  (suppositoires et comprimés)

Traitement symptomatique des manifestations spasmodiques douloureuses aiguës en gynécologie. (solution injectable))

 

 
Posologie et mode d’administration

- Comprimés : 6 cp/24h.
- Suppositoires : 3 suppositoires/24h

- Solution injectable : Traitement d’attaque : 1 à 3 ampoules/24h par voie IV ou IM. Traitement d’entretien : relais per os avec les comprimés ou les suppositoires.



Contre-indications

- Hypersensibilité à l’un des composants.

 

 

Effets indésirables
- En comprimés et suppositoires : Très rares réactions cutanées allergiques signalées.
- En solution injectable : Des réactions d'allure allergique, exceptionnelles mais parfois sévères : éruption, urticaire, urticaire anaphylactique (oedème de Quincke), hypotension artérielle pouvant aller jusqu'au choc.
Surveillance en IV ou IM : TA, aspect général et ressenti de la parturiente (picotements etc…).

 

 

Précaution d’emploi 

L'association de phloroglucinol avec des antalgiques majeurs tels que la morphine ou ses dérivés doit être évitée en raison de leur effet spasmogène.

 

 

=> Exemple de situation en stage au cours de laquelle Spasfon® à été utilisé:

Mme B. vient consulter de la part de son médecin généraliste car elle a « mal au ventre » depuis plus d’une semaine suite à une petite chute. Elle a 23 ans, c’est sa première grossesse et elle est à 35 SA, elle est donc très inquiète. Un monitoring est posé pendant au moins 30 min, la bandelette urinaire n’indique pas d’infection possible, le col n’est pas modifié. Suite au tracé du monitoring, la sage-femme remarque la présence de quelques petites contractions, cependant elle en déduit également que Mme B. à un utérus très contractile à la base. A la fin de la consultation, la sage-femme prescrit à Mme B. 6 comprimés de Spasfon® par jour avec un repos stricte et si les contractions ne diminuent pas qu’elle revienne à la clinique pour un nouveau contrôle.

 

 

* : Attention, c'est une situation que j'ai vu en stage et que j'ai retranscrite en tant qu'observation, ça n'est donc pas une attitude exemplaire et systématique.

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Un ocytocique : Syntocinon®

Publié le par Lullabaloo

Syntocinon.gifHormone post-hypophysaire (H : hormones systémiques, hormones sexuelles exclues).
Syntocinon® est un ocytocique de synthèse, de constitution et de propriétés pharmacologiques identiques à celles de l'hormone ocytocique post-hypophysaire naturelle. Il augmente la fréquence et l'intensité des contractions utérines.

 


Forme et composition
 
1 ampoule de 1 ml contenant 5 UI d’Oxytocine (DCI)

 


Indications
- Insuffisance des contractions utérines en début ou en cours de travail.

- Chirurgie obstétricale (césarienne, interruption de grossesse…) : pour l’obtention d’une bonne rétraction utérine.

- Atonie utérine consécutive à une hémorragie de la délivrance.



Posologie et mode d’administration
- Si insuffisance des contractions utérines en début ou en cours de travail :
Perfusion IV lente de 5 UI dans 500 ml de Glucosé isotonique.

La vitesse de perfusion doit être strictement contrôlée et adaptée à la réponse utérine donc si possible utiliser une pompe électronique en commençant par un débit de 0,1 à 0,4 ml/min (soit 2 à 8 gouttes/min).

Débit maximum : 2 ml/min (soit 40 gouttes/min).
Si des contractions régulières ne sont pas établies après perfusion de 500 ml (soit 5 UI), la perfusion sera interrompue et rétablie le jour suivant

- Si chirurgie obstétricale :

5 à 10 UI par voie IV lente. Rarement, en cas de césarienne, la voie intramurale peut être utilisée à la dose de 10 à 15 UI

 

- Si atonie utérine consécutive à une hémorragie de la délivrance :
5 à 10 UI par voie IM ou 5 UI par voie IV lente.

 


Contre-indications

- Hypersensibilité à l’un des composants
- Dystocies
- Fragilité ou distension excessive de l’utérus
- Hypertonie utérine ou souffrance fœtale quand l’accouchement n’est pas imminent
- Troubles cardiovasculaires ou toxémies gravidiques sévères
- Prédisposition à l’embolie amniotique (mort fœtale in utero, hématome rétro placentaire)
- Placenta praevia

 

 
Effets indésirables

- Hypotension immédiate transitoire avec flush et tachycardie réflexe peut être observée après injection IV rapide.
- Rarement : Nausées, vomissements, troubles du rythme, coagulation intravasculaire disséminées.

- Très rarement : une perfusion trop prolongée peut entraîner un effet antidiurétique qui se manifeste par une intoxication par l’eau transitoire avec céphalées et nausées. Hyponatrémie possible chez le nouveau né.
- Exceptionnellement : possibilité de rash, réaction anaphylactoïde, voir de choc anaphylactique. Surveillance : TA, puls, débit perfusion.

 


Précaution d’emploi
- En cas d’accouchement dirigé, l’injection directe d’IM ou d’IV est formellement déconseillée. Ce médicament doit être administré par perfusion IV et sous contrôle médical très strict. Il est indispensable de monitoriser l'activité de l'utérus et l'état du fœtus, du début à la fin de l'accouchement, pour prévenir une souffrance fœtale ou une hypertonie utérine, réversible à l'arrêt du traitement.
- L'induction pharmacologique du travail par dinoprostone ou oxytocine augmente le risque de coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) en post-partum, dans de très rares circonstances. Le risque est augmenté d'autant plus que la femme présente d'autres facteurs de risque de CIVD tels que : 35 ans ou plus, complications pendant la grossesse et âge gestationnel supérieur à 40 semaines. Chez ces femmes, l'oxytocine ou autre alternative thérapeutique, doit être utilisée avec prudence et le praticien doit être alerté par des signes de CIVD (fibrinolyse).

 

 

 

=> Exemple de situation en stage au cours de laquelle Syntocinon® à été utilisé* :

Mme O. arrive pour contractions utérines, 20 ans, G1P1 à 39 SA. Les contractions utérines sont bien ressenties mais peu douloureuses.  On installe le monitoring afin de contrôler le RCF et la fréquence des contractions utérines. Mme O. souhaitant une analgésie péridurale, une voie IV est posée avec 1 l de Ringer à un débit rapide.

Lors du toucher vaginal, le col est à 2 doigts et la sage-femme décide d’ajouter à la perfusion 10 UI de Syntocinon® dans 500 ml de Glucosé 5% à un débit de 0,1 ml/min.

* : Attention, c'est une situation que j'ai vu en stage et que j'ai retranscrite en tant qu'observation, ça n'est donc pas une attitude exemplaire et systématique.

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Prostaglandine : Prostine E2®

Publié le par Lullabaloo

La dinoprostone gel, administrée par voie intravaginale, induit une maturation cervicale chez des patientes présentant des conditions cervicales défavorables à une induction du travail par méthode standard.
Son mode d'action n'est pas totalement élucidé. Toutefois, les études cliniques montrent que la dinoprostone entraîne des modifications hémodynamiques du tissu cervical, conduisant à sa maturation. Une réduction du délai induction-délivrance a été montrée.
La dinoprostone, de par l'action pharmacologique de la PGE
2 sur le muscle lisse, peut induire des contractions utérines.  Elle peut également induire des vomissements et de la diarrhée (stimulation des muscles lisses gastro-intestinaux).

 

 

Forme et composition

Gel vaginal stérile à 1 et 2 mg de Dinoprostone (DCI)  :  Seringue préremplie de 3 g.
 

 

Indications 

- Induction du travail à terme ou à proximité du terme, quand les conditions cervicales sont favorables ou peu favorables à une induction standard du travail.
Dans cette indication, l'utilisation de la dinoprostone pour maturer le col avant l'induction standard, améliore le déroulement du déclenchement et du travail obstétrical.

 

 

Posologie et mode d’administration

- Induction du travail : 1 mg en dose initiale dans le cul de sac vaginal postérieur.

 

- Après 6h : Une deuxième dose de 1 ou 2 mg de Prostine E2® gel vaginal peut être administré selon les besoins soit : en absence de réponse à la dose initiale de 1 mg (faire une dose supplémentaire de 2 mg) soit pour accroître une réponse à la dose initiale de 1 mg (faire une dose supplémentaire de 1 mg).

 

En cas de contact de Prostine E2 gel vaginal avec la peau, éliminer immédiatement par un lavage abondant à l'eau et au savon.

 

 

Contre-indications 

- ATCD connus d'hypersensibilités aux prostaglandines
- ATCD de césarienne ou de chirurgie utérine comportant un risque de rupture

- Grossesse gémellaire

- Disproportion foeto-pelvienne

- Saignements vaginaux durant la grossesse faisant suspecter un placenta praevia ou toute autre anomalie du placenta.

- Présentation fœtale autre que céphalique



Effets indésirables 
- Modification du rythme cardiaque fœtal pendant le travail (13%) et détresse fœtale avant délivrance.
- Anomalies de contractilité utérine sans retentissement fœtal (5%)

- Dépression respiratoire du nouveau né avec score d’Apgar inférieur à 7 à 5 min (1%)

- Nausées, vomissements et diarrhée (5%)

- Anomalies de contractilité utérine associées à des modifications du rythme cardiaque fœtal (3%)



Précautions d’emploi 

Surveiller de façon stricte et continue : la vitalité fœtal (RCF), l’activité utérine (intensité, amplitude,  fréquence des CU), l’état du col, les fonctions circulatoires et respiratoires.

 

 

=> Exemple de situation en stage au cours de laquelle Prostine E2® à été utilisé* :

Mme L. vient car elle est à 2 jours post-terme (41+2 SA) et ne présente que quelques légères contractions utérines. Elle a 26 ans et en est à sa 2ème grossesse (G2P2). Afin d’accentuer la maturation du col, le gynécologue lui administre 1 mg de Prostine E2® en intravaginal. Elle est ensuite raccompagnée dans une chambre de la maternité. Des contractions beaucoup plus fortes et régulières ont alors démarré 3h après l’administration, Mme L. a donc pu être installée en salle et préparée pour l’accouchement (Syntocinon® en IV, monitoring etc…). Cependant le bébé a commencé à présenter des décélérations du RCF importantes ce qui a nécessité l’arrêt du Syntocinon®, une position en décubitus latéral gauche et la mise de la parturiente sous O² cela ayant certainement été accentué par la rupture artificielle des membranes en plus des ocytociques et des prostaglandines. La fin du travail ayant été très rapide, le bébé n’a pas eu à trop « supporter » l’expulsion et a pu naître avec un Apgar de 10 à 1 min (et 10 à 5 min).

 

* : Attention, c'est une situation que j'ai vu en stage et que j'ai retranscrite en tant qu'observation, ça n'est donc pas une attitude exemplaire et systématique.

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