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Boulot clinique : Jour 1

Publié le par Lullabaloo


Ouf ! Je viens de rentrer de cette journée qui en fin de compte a été quand même un peu longue hein !
J'explique, j'ai été prise pour bosser dans une clinique (en France) où j'avais fait un stage en salle de naissance en mars, je devais donc commencer la semaine prochaine quand la surveillante sage-femme partait en vacances mais en fait elle m'a rappelé juste avant ce we pour que je vienne dès aujourd'hui en me disant que pour cette semaine je ferai 9h-14h au lieu de 9h-17h comme prévu pour la semaine prochaine.

Bon, j'arrive ce matin à 9h, un tit peu stressée tout de même car même en connaissant le service ben voila je serai pas stagiaire SF comme je l'avais été. Je suis donc censée "remplacer" (attention grand mot !) la surveillante SF qui s'en va t'en guerre (ou en vacances, au choix) concernant sa partie informatisation des dossiers, visite avec le médecin, RCF du service, aide aux SF surchargées, aide aux Infi surchargées, prise de RDV et paperasse en tout genre.
Intéressant non ? moi je trouve. Etre un peu partout c'est enrichissant sauf que légèrement stressant qd on débarque et que t'as le medecin qui te demande si ou cela alors que t'en sais pas plus que lui car, ben, t'es la depuis 2h !

Sinon c'est cool on arrive on papote avec la sage-femme et l'auxi de la nuit (garde de 24h), on attend la surveillante SF, elle arrive, elle m'explique le nouveau logiciel pour les dossiers médicaux et infirmiers, j'ai mon login et mon mot de passe. Puis là, je prend la liste des observations de la journée (MAP, gémellaires...) pour aller faire les RCF, BDC et VCT (variations à court terme).
Et là (c'est le drame), non, ne vous moquez pas de moi mais il y en avait 6 dont 3 gémellaires et pour ça j'ai mis trooooop de temps : avec 1 monito mobile et un fixe et d'autres trucs à faire à côté ben pinaise faut jongler ! Non mais sinon ça va je gère hein ! Les grossesses simples pas de pb c'est fait en 40 min le temps de laisser le monito sur une, de voir si tout marche bien (puis de revenir voir si tout va bien, et de rerevenir... ben oui trop chiant de devoir recommencer s'il y a perte du signal trop de fois) et d'emmener une autre en salle de consult' puis ensuite d'entrer l'interprétation des RCF dans l'ordi pour chaque patiente. Bon ensuite vient l'heure des repas, je ferais les autres monitos après. Je vais donc trier des dossiers et divers documents. Retour vers les monitos, mais là pour 2 des gémellaires (27 SA et 33 SA) ben je suis restée tout le long du monito en raisons des petits bouts qui bougent et remuent et qu'il faut suivre avec les capteurs sous peine d'avoir un carnage en guise de tracé donc bon je suis peut être nian nian mais voila de toute façon j'aime bien rester papoter en attendant avec les mamans c'est cool puis ça permet d'avoir un bon tracé au final donc what else ?

Puis voila à priori rien d'urgent dans le service, des dames en salle mais la SF gère bien, la surveillante a disparu donc je sais pas quoi faire d'autre alors je fais mes RCF à fond. Re-ordi pour les transmissions : douleurs par ci, CU par là, perte de liquide amniotique, prurit... 16h40 (yes je finis dans 20 minutes (normalement)), le gyneco m'appelle pour faire le tour (mince ! mouarf tanpi c'est cool), allez on y va, moi : "ok mais faut prendre l'ordi" lui : "ohhh non c'est chiant j'y connais rien, j'ai pas le temps, j'prend le classeur (il part vite)" moi "oye !, bon ben ok (pi je suis)" (demain je cèderai pas !) bon, le tour, les bilans sanguins à faire demain, le nephrologue à prévenir, les sorties, une ambulance à réserver, le Loxene à augmenter, etc... le gynéco me raconte le magnifique choc anaphylactique qu'il a eu ce matin à la fin d'une simple hystéroscopie qui se passait suuuuper bien jusqu'à l'injection de Clamoxyl... :-S il a eu peur le pov' ptit gynéco, il s'en remet pas du tout.
Enfin tout ce blabla pour une journée d'apparence très simple et banale mais voila c'est le 1er jour, donc le blabla inutile est pardonné :-D Va manger !
 

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Les pages : sujets autour de la femme et du bébé

Publié le par Lullabaloo

J'essaye de regrouper dans une catégorie appelée "Autour de l'obstétrique" quelques exposés faits par des étudiantes sages-femmes sur des sujets autour de la femme (enceinte), je vais les récapituler ici et en faire une courte description. Les pages sont facilement accessibles par les liens situés sous les catégories à gauche du blog.

Muscles et grossesse : le petit oblique : Un extrait d'un exposé qui regroupe l'action du petit oblique lors des mouvements, son évolution au cours de la grossesse soit avant, pendant et après l'accouchement, quelques exemples de renforcement de ce muscle dans le post-partum.
                                                                                   ==> Article ICI <==

Chlamydia et grossesse : Un extrait d'exposé donnant une définition brève du Chlamydia (MST), les symptômes et les conséquences chez la femme et l'homme, les modes de contamination. Et également l'impact du Chlamidia sur la grossesse, le foetus et le nouveau-né sans oublier la prévention possible chez une femme enceinte contaminée.
                                                                                  ==> Article ICI <==

Le frottis cervical : un examen important chez la femme : Une recherche que j'ai du faire pour un cours avec la définition du frottis cervical, les indications, les conditions de réalisation (schéma) et l'interprétation des résultats (tableau)
                                                                                  ==> Article ICI <==

Le portage et le "wrapping" = emmaillotement : notions et bienfaits : Une petite recherche que j'ai également du faire dans le cadre d'un cours et à l'aide d'un livre au choix. Il y est regroupé les définitions simples du portage et du wrapping, leurs avantages et quelques inconvénients.
                                                                                  ==> Article ICI <==

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Cas clinique VIH et grossesse

Publié le par Lullabaloo

Pour un travail de groupe cette année, il fallait que l'on parle d'une situation "critique" rencontrée en stage ou le personnel aurait pu agir d'une manière différente que celle qui a eu lieu dans la réalité. J'ai choisi la situation d'une maman toxicomane et HIV positive que j'ai rencontré dans le service de maternité où j'étais en stage.

Madame D. a 26 ans et est HIV positive depuis 7 ans, elle a accouché le (date) à 11h35 d’une petite fille (Ophélie) de 2,630 kg.

Elle a été suivie lors de sa grossesse et traitée par antirétroviraux.

Mme D. et son conjoint disent avoir un autre enfant de 3 ans chez leur famille à Bruxelles, dans le dossier médical il est écrit que cet enfant est placé en famille d’accueil à Bruxelles. L’enfant aurait été placé en raison de l’alcoolisme du père et de la toxicomanie des parents.

L’accouchement s’est fait par césarienne sous rachianesthésie en prévention du risque de transmission du HIV au bébé et l’allaitement sera artificiel pour les mêmes raisons.

Quelques heures après sa césarienne la sonde urinaire de Mme D. a du être retirée car elle menaçait de l’arracher. Vers 22h son conjoint signale à l’infirmière que sa femme a fait un malaise à 17h lorsqu’ils étaient descendus fumer.

Pour la nuit il lui a été donné un demi Valium.

Le lendemain, lors de la toilette, des traces potentielles d’injections on été observées sur le corps de Mme D. le long des trajets veineux des bras et de la jugulaire. Suite à ces observations, l’équipe a souhaité faire un prélèvement d’urine et de méconium du bébé afin de savoir si Ophélie avait besoin d’un sevrage.

L’équipe (pédiatre et infirmières) a décidé de ne pas dire que le prélèvement servait a détecter si la maman s’était droguée pendant la grossesse. Ils lui ont dit qu'il servait à savoir si Ophélie etait HIV positive. La raison de ce prétexte est qu'ils craignaient un refus de la part des parents qui avaient déjà peur qu’on leur retire leur 2ème bébé.

Résultat du test de toxiques : positif, Ophélie a du subir un sevrage.


Le principal problème reste le VIH et la toxicomanie entre la mère et son bébé, on peut se poser diverses questions sur les riques de contamination du bébé, l’attitude idéal envers les parents (éviter les jugements, chercher à comprendre, trouver les mots justes…) et donc réussir à aborder les sujets tabous avec les parents qui sont ici la toxicomanie de la mère au cours de la grossesse avec le placement de leur 1er bébé.

Nous avons donc rassemblé des questions que nous, étudiantes, nous pouvons nous poser (et sont ainsi les connaissances minimales à avoir) et qui sont également les questions que les parents concernés par le VIH se posent.
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A quel moment de la grossesse se transmet le virus ?

La transmission du virus au cours de la grossesse se fait essentiellement à la fin du dernier trimestre et au moment de l’accouchement. L’allaitement maternel est contaminant.

 

Si elle prend des antirétroviraux pendant sa grossesse, cela affecte-t-il le bébé ?

Des risques supplémentaire peuvent provenir des médicaments antirétroviraux. Les expériences animales ont montré que certains d'entre eux présentent des risques. D'autres n'ont même pas été testés, et certains semblent être sans danger. Mais personne ne peut être sûr des effets sur l'enfant à long terme, étant donné que ces médicaments ne sont pas utilisés depuis assez longtemps chez les femmes enceintes.

 

Peut-on prévenir la transmission de la mère à l’enfant ?

         - Un dépistage précoce chez la mère

         - Le suivi et la prise en charge médicale des mères, avec traitement antirétroviral pendant la grossesse

         - Une perfusion de médicament antirétroviral pendant le travail

         - La césarienne programmée est indiquée pour les femmes non traitées et chez les femmes ayant un 
           virus détectable en fin de grossesse

         - Le traitement préventif de l’enfant (6 semaines)

         - La contre-indication formelle à l’allaitement maternel

 

Une femme séropositive et enceinte doit elle accoucher par césarienne ?

Si elle ne prend pas de médicaments contre le VIH, il est préférable pour son bébé qu’elle accouche par césarienne plutôt que par voie vaginale car le risque que son bébé soit infecté par le VIH est doublé.

Si elle prend une association de médicaments (pour contrôler son infection) et que la quantité de virus qui circule dans son sang n’est pas décelable, la césarienne ne semble pas présenter d’avantages réels par rapport à l’accouchement vaginal. Elle devrait discuter avec son médecin, qui pourra étudier son cas et lui donner des conseils en conséquence.

 

Une femme séropositive peut-elle allaiter son bébé ?

Il est déconseillé d’allaiter car le VIH se transmet également par le lait maternel.

Le bébé doit être nourrit au lait artificiel.

 

Quand sait-on que le bébé est séropositif ?

Des analyses sanguines indiqueront si le virus a été transmis.

En général, trois tests sont exécutés :

- dans les quelques jours suivant la naissance du bébé,

- à un mois,

- entre deux et quatre mois.

Si les trois tests sont négatifs, le bébé n’a pas le virus. Si l’un de ces trois tests est positif, un autre test est exécuté. Si deux tests sont positifs, le bébé est séropositif.


Le bébé devra-t-il prendre des
médicaments supplémentaires ?

Le bébé devrait recevoir un médicament sous forme de sirop pendant six semaines, afin de lui assurer une protection supplémentaire contre l’infection par le VIH. Par la suite, jusqu’à ce qu’on sache si le bébé est séropositif ou non, il devrait recevoir un antibiotique afin de prévenir la pneumonie qui peut se déclarer chez les bébés séropositifs.


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Concernant le sevrage, il se déroule par une prise en charge du nouveau-né par les pédiatres de maternité qui détermineront la nécessité d'un traitement médicamenteux en fonction de la gravité du syndrome de sevrage.

Le traitement repose d’abord sur le nursing, le fait d’éviter les stimuli, le bercement de l’enfant et l'alimentation à la demande.

En cas d’échec, le chlorydrate de morphine, le Largactil® sont utilisés.

L'important est de privilégier les interactions mères - enfants et d'éviter au maximum une séparation par une hospitalisation du nouveau-né sans sa mère.
Le suivi de ces femmes est assez difficile à établir, il faut les convaincre de la nécessité d’hospitaliser le bébé pendant la période nécessaire pour le sevrer, et par conséquent, d’en être séparé. Elles doivent être informées des symptômes du sevrage et des besoins spécifiques du bébé sevré ainsi que de la manière d’y répondre adéquatement pour l’apaiser (le tenir contre soi, bien enveloppé) et éviter au mieux les autostimulations.

Cette période est donc relativement délicate pour les parents.

Il faut donc tenter d'obtenir leur collaboration pour un accompagnement régulier, multidisciplinaire (médecin, psychologue, services sociaux, consultation de nourrissons, aide familiale, crèche à temps partiel ...) et également pour constituer un relais auxquel la mère ou le couple peut avoir recours immédiatement, en cas de rechute.

 

 

 

 

 

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Fin des exams ! Passage en 3ème année sage-femme

Publié le par Lullabaloo

Enfin ! J'attendais ce moment depuis plus d'un mois d'examens enchainés. La fameuse procclamation des résultats a eu lieu, les étudiants sont appelés en partant de la meilleure moyenne soit : les mentions très bien sont appelés en 1er (= grande distinction) puis les mentions bien (= distinction) et en dernier les satisfactions et ceux qui n'entendent pas leur nom sont "ajournés" soit en rattrapages de mi aout à septembre.
A mon grand bonheur j'ai entendu mon nom et c'est avec une "satisfaction" => 69,95/100 que je m'en sors à 0.05 point près j'aurai eu une distinction !
J'ai été étonnée qu'il y ai eu autant d'ajournées (= qui ont des rattrapages) dans les sages-femmes car nous sommes très nombreuses à venir de France et la plupart ont fait médecine et ont un bon niveau... Nous ne sommes que 20 sur 60 à passer du premier coups en 3ème année. Faut dire que les examens étaient corriaces cette année !
Une bonne trentaine sur l'année dont 18 examens en mai-juin. Il y a des sortes de coefficients, voici ceux qui compte le plus :
- [Stages maternité et salle de naissance]
- Pratique examen clinique (chirurgie et médecine)
- Epreuve intégrée (théorie sur un cas clinique)
- Médecine (théorie et pratique)
- Pathologie médicale
- Pathologie gynécologique et obstétrique
Je suis donc en vacances en aout, quel bonheur ! Puis ce lundi je commence à travailler dans une clinique près de chez moi afin de faire divers taches qui libèreront la surveillante SF : m'occuper des monito, commencer les consultations, m'occuper de l'informatisation des dossiers, du tour avec le médecin, puis aider les SF, mettre des catheters si besoin est etc... Tout cela avec la chance d'être payée mais en faisant attention de ne pas faire n'importes quels actes question d'assurance. J'ai en tout cas la chance que la surveillante me laisse faire de tout.

Sinon pour revenir à ma future 3ème année en sage-femme, voici un apperçu de l'organisation de l'année :
- Dès le 1er septembre : stage en chirurgie gynéco ou autre.
- Rentrée le 15 septembre avec 1 semaine d'ateliers.
Puis chaque mois vont se répartir les stages suivants (je ne connais pas encore l'ordre de chacun) :
- 3 stages en salle de naissance (au moins 1 en Belgique et les 2 autres je vais essayer de les faire en France)
- 1 stage en maternité/post-partum
- 1 stage en soins intensifs mais je vais négocier pour le faire aux urgences (en France)
- 1 stage en néonatologie (en France ?)
Je vais aussi surement aller en consultation pré/post natale. (en France)

On va avoir une période d'exams juste après les vacances de noel puis la 2nde en mai-juin.

Bon, vivement lundi que j'ai un apperçu de ce à quoi mon mois de juillet va ressembler ;-)

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Un antispasmodique : Spasfon®

Publié le par Lullabaloo

Phloroglucinol, triméthylphloroglucinol.

Antispasmodique musculotrope (A : appareil digestif et métabolisme ; G : système génito-urinaire). Le phloroglucinol lève le spasme des fibres musculaires lisses et calme la douleur.

 

 

Forme

Comprimé, suppositoire :  sous plaquettes thermoformées, solution injectable :  Ampoules de 4 ml.

 


Indications

Traitement adjuvant des contractions au cours de la grossesse en association au repos. (suppositoires et comprimés)
+ (Traitement symptomatique des douleurs liées au troubles fonctionnels du tube digestif et des voies biliaires.

Traitement des manifestation spasmodiques et douloureuses aiguës des voies urinaires : coliques néphrétiques.  (suppositoires et comprimés)

Traitement symptomatique des manifestations spasmodiques douloureuses aiguës en gynécologie. (solution injectable))

 

 
Posologie et mode d’administration

- Comprimés : 6 cp/24h.
- Suppositoires : 3 suppositoires/24h

- Solution injectable : Traitement d’attaque : 1 à 3 ampoules/24h par voie IV ou IM. Traitement d’entretien : relais per os avec les comprimés ou les suppositoires.



Contre-indications

- Hypersensibilité à l’un des composants.

 

 

Effets indésirables
- En comprimés et suppositoires : Très rares réactions cutanées allergiques signalées.
- En solution injectable : Des réactions d'allure allergique, exceptionnelles mais parfois sévères : éruption, urticaire, urticaire anaphylactique (oedème de Quincke), hypotension artérielle pouvant aller jusqu'au choc.
Surveillance en IV ou IM : TA, aspect général et ressenti de la parturiente (picotements etc…).

 

 

Précaution d’emploi 

L'association de phloroglucinol avec des antalgiques majeurs tels que la morphine ou ses dérivés doit être évitée en raison de leur effet spasmogène.

 

 

=> Exemple de situation en stage au cours de laquelle Spasfon® à été utilisé:

Mme B. vient consulter de la part de son médecin généraliste car elle a « mal au ventre » depuis plus d’une semaine suite à une petite chute. Elle a 23 ans, c’est sa première grossesse et elle est à 35 SA, elle est donc très inquiète. Un monitoring est posé pendant au moins 30 min, la bandelette urinaire n’indique pas d’infection possible, le col n’est pas modifié. Suite au tracé du monitoring, la sage-femme remarque la présence de quelques petites contractions, cependant elle en déduit également que Mme B. à un utérus très contractile à la base. A la fin de la consultation, la sage-femme prescrit à Mme B. 6 comprimés de Spasfon® par jour avec un repos stricte et si les contractions ne diminuent pas qu’elle revienne à la clinique pour un nouveau contrôle.

 

 

* : Attention, c'est une situation que j'ai vu en stage et que j'ai retranscrite en tant qu'observation, ça n'est donc pas une attitude exemplaire et systématique.

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Un ocytocique : Syntocinon®

Publié le par Lullabaloo

Syntocinon.gifHormone post-hypophysaire (H : hormones systémiques, hormones sexuelles exclues).
Syntocinon® est un ocytocique de synthèse, de constitution et de propriétés pharmacologiques identiques à celles de l'hormone ocytocique post-hypophysaire naturelle. Il augmente la fréquence et l'intensité des contractions utérines.

 


Forme et composition
 
1 ampoule de 1 ml contenant 5 UI d’Oxytocine (DCI)

 


Indications
- Insuffisance des contractions utérines en début ou en cours de travail.

- Chirurgie obstétricale (césarienne, interruption de grossesse…) : pour l’obtention d’une bonne rétraction utérine.

- Atonie utérine consécutive à une hémorragie de la délivrance.



Posologie et mode d’administration
- Si insuffisance des contractions utérines en début ou en cours de travail :
Perfusion IV lente de 5 UI dans 500 ml de Glucosé isotonique.

La vitesse de perfusion doit être strictement contrôlée et adaptée à la réponse utérine donc si possible utiliser une pompe électronique en commençant par un débit de 0,1 à 0,4 ml/min (soit 2 à 8 gouttes/min).

Débit maximum : 2 ml/min (soit 40 gouttes/min).
Si des contractions régulières ne sont pas établies après perfusion de 500 ml (soit 5 UI), la perfusion sera interrompue et rétablie le jour suivant

- Si chirurgie obstétricale :

5 à 10 UI par voie IV lente. Rarement, en cas de césarienne, la voie intramurale peut être utilisée à la dose de 10 à 15 UI

 

- Si atonie utérine consécutive à une hémorragie de la délivrance :
5 à 10 UI par voie IM ou 5 UI par voie IV lente.

 


Contre-indications

- Hypersensibilité à l’un des composants
- Dystocies
- Fragilité ou distension excessive de l’utérus
- Hypertonie utérine ou souffrance fœtale quand l’accouchement n’est pas imminent
- Troubles cardiovasculaires ou toxémies gravidiques sévères
- Prédisposition à l’embolie amniotique (mort fœtale in utero, hématome rétro placentaire)
- Placenta praevia

 

 
Effets indésirables

- Hypotension immédiate transitoire avec flush et tachycardie réflexe peut être observée après injection IV rapide.
- Rarement : Nausées, vomissements, troubles du rythme, coagulation intravasculaire disséminées.

- Très rarement : une perfusion trop prolongée peut entraîner un effet antidiurétique qui se manifeste par une intoxication par l’eau transitoire avec céphalées et nausées. Hyponatrémie possible chez le nouveau né.
- Exceptionnellement : possibilité de rash, réaction anaphylactoïde, voir de choc anaphylactique. Surveillance : TA, puls, débit perfusion.

 


Précaution d’emploi
- En cas d’accouchement dirigé, l’injection directe d’IM ou d’IV est formellement déconseillée. Ce médicament doit être administré par perfusion IV et sous contrôle médical très strict. Il est indispensable de monitoriser l'activité de l'utérus et l'état du fœtus, du début à la fin de l'accouchement, pour prévenir une souffrance fœtale ou une hypertonie utérine, réversible à l'arrêt du traitement.
- L'induction pharmacologique du travail par dinoprostone ou oxytocine augmente le risque de coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) en post-partum, dans de très rares circonstances. Le risque est augmenté d'autant plus que la femme présente d'autres facteurs de risque de CIVD tels que : 35 ans ou plus, complications pendant la grossesse et âge gestationnel supérieur à 40 semaines. Chez ces femmes, l'oxytocine ou autre alternative thérapeutique, doit être utilisée avec prudence et le praticien doit être alerté par des signes de CIVD (fibrinolyse).

 

 

 

=> Exemple de situation en stage au cours de laquelle Syntocinon® à été utilisé* :

Mme O. arrive pour contractions utérines, 20 ans, G1P1 à 39 SA. Les contractions utérines sont bien ressenties mais peu douloureuses.  On installe le monitoring afin de contrôler le RCF et la fréquence des contractions utérines. Mme O. souhaitant une analgésie péridurale, une voie IV est posée avec 1 l de Ringer à un débit rapide.

Lors du toucher vaginal, le col est à 2 doigts et la sage-femme décide d’ajouter à la perfusion 10 UI de Syntocinon® dans 500 ml de Glucosé 5% à un débit de 0,1 ml/min.

* : Attention, c'est une situation que j'ai vu en stage et que j'ai retranscrite en tant qu'observation, ça n'est donc pas une attitude exemplaire et systématique.

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Prostaglandine : Prostine E2®

Publié le par Lullabaloo

La dinoprostone gel, administrée par voie intravaginale, induit une maturation cervicale chez des patientes présentant des conditions cervicales défavorables à une induction du travail par méthode standard.
Son mode d'action n'est pas totalement élucidé. Toutefois, les études cliniques montrent que la dinoprostone entraîne des modifications hémodynamiques du tissu cervical, conduisant à sa maturation. Une réduction du délai induction-délivrance a été montrée.
La dinoprostone, de par l'action pharmacologique de la PGE
2 sur le muscle lisse, peut induire des contractions utérines.  Elle peut également induire des vomissements et de la diarrhée (stimulation des muscles lisses gastro-intestinaux).

 

 

Forme et composition

Gel vaginal stérile à 1 et 2 mg de Dinoprostone (DCI)  :  Seringue préremplie de 3 g.
 

 

Indications 

- Induction du travail à terme ou à proximité du terme, quand les conditions cervicales sont favorables ou peu favorables à une induction standard du travail.
Dans cette indication, l'utilisation de la dinoprostone pour maturer le col avant l'induction standard, améliore le déroulement du déclenchement et du travail obstétrical.

 

 

Posologie et mode d’administration

- Induction du travail : 1 mg en dose initiale dans le cul de sac vaginal postérieur.

 

- Après 6h : Une deuxième dose de 1 ou 2 mg de Prostine E2® gel vaginal peut être administré selon les besoins soit : en absence de réponse à la dose initiale de 1 mg (faire une dose supplémentaire de 2 mg) soit pour accroître une réponse à la dose initiale de 1 mg (faire une dose supplémentaire de 1 mg).

 

En cas de contact de Prostine E2 gel vaginal avec la peau, éliminer immédiatement par un lavage abondant à l'eau et au savon.

 

 

Contre-indications 

- ATCD connus d'hypersensibilités aux prostaglandines
- ATCD de césarienne ou de chirurgie utérine comportant un risque de rupture

- Grossesse gémellaire

- Disproportion foeto-pelvienne

- Saignements vaginaux durant la grossesse faisant suspecter un placenta praevia ou toute autre anomalie du placenta.

- Présentation fœtale autre que céphalique



Effets indésirables 
- Modification du rythme cardiaque fœtal pendant le travail (13%) et détresse fœtale avant délivrance.
- Anomalies de contractilité utérine sans retentissement fœtal (5%)

- Dépression respiratoire du nouveau né avec score d’Apgar inférieur à 7 à 5 min (1%)

- Nausées, vomissements et diarrhée (5%)

- Anomalies de contractilité utérine associées à des modifications du rythme cardiaque fœtal (3%)



Précautions d’emploi 

Surveiller de façon stricte et continue : la vitalité fœtal (RCF), l’activité utérine (intensité, amplitude,  fréquence des CU), l’état du col, les fonctions circulatoires et respiratoires.

 

 

=> Exemple de situation en stage au cours de laquelle Prostine E2® à été utilisé* :

Mme L. vient car elle est à 2 jours post-terme (41+2 SA) et ne présente que quelques légères contractions utérines. Elle a 26 ans et en est à sa 2ème grossesse (G2P2). Afin d’accentuer la maturation du col, le gynécologue lui administre 1 mg de Prostine E2® en intravaginal. Elle est ensuite raccompagnée dans une chambre de la maternité. Des contractions beaucoup plus fortes et régulières ont alors démarré 3h après l’administration, Mme L. a donc pu être installée en salle et préparée pour l’accouchement (Syntocinon® en IV, monitoring etc…). Cependant le bébé a commencé à présenter des décélérations du RCF importantes ce qui a nécessité l’arrêt du Syntocinon®, une position en décubitus latéral gauche et la mise de la parturiente sous O² cela ayant certainement été accentué par la rupture artificielle des membranes en plus des ocytociques et des prostaglandines. La fin du travail ayant été très rapide, le bébé n’a pas eu à trop « supporter » l’expulsion et a pu naître avec un Apgar de 10 à 1 min (et 10 à 5 min).

 

* : Attention, c'est une situation que j'ai vu en stage et que j'ai retranscrite en tant qu'observation, ça n'est donc pas une attitude exemplaire et systématique.

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Diplômes (Inter) universitaires pour sages-femmes

Publié le par Lullabaloo

J'ai tenté de récapituler un maximum de la pallette de DU ou DIU étant accessible aux sages-femmes désireuses d'approfondir leur connaissances.

Je vais procéder comme suit :
Nom du DU ou DIU, lieu de formation
Durée, prix 
=>
Détails

DIU Contraception, Université Pierre et Marie Curie (PARIS)
8 mois :
Enseignement théoriques => 50h (en 1 semaine) et recherche bibliographique pour la réalisation d’un mémoire => 30h, Stages pratiques facultatifs. Attention, les sages-femmes ne peuvent être qu'auditeurs libres. 460 euros
=> Régulation des naissances en France, Hormonologie appliquée, Contraception hormonale, Contraception intra-utérine, Contraception vaginale et naturelle, Contraception masculine, Contraception d’urgence, Maladies sexuellement transmissibles, Contraception des cas particuliers, Contraception et sexualité, Stérilisation féminine et masculine, Contraception du futur.

DU Grossesses à haut risque et recherche clinique, Université Pierre et Marie Curie (PARIS)
6 mois :
80 heures avec 2 séminaires d’une semaine en obstétrique et en épidémiologie. 686 euros
=> Prématurité, Déclenchement du travail, MFIU, Pathologies maternelles (cardiologie, pneumologie, rhumatologie, pathologies digestives, neurologie…), HTA, RCIU, Lupus, Toxicomanie, VIH, hémostase et grossesse, Conduite à tenir devant une hémorragie de la délivrance, Cancer et grossesse, Évaluation du bien-être foetal, Indications et interprétations d’un bilan immu-nologique, thrombose.allo-immunisation globulaire, Dépistage anténatal, Structure de prise en charge d’une grossesse à risque, Épidémiologie et recherche (études pronostiques, évaluation des pratiques, évaluation des techniques diagnostiques, évaluation des thérapeutiques, présentation des résultats).

DIU d'acupuncture obstétricale, Université de Nïmes, Université de Paris 13, Université de Strasbourg
2 ans :
5 sessions par année de formation. Les cours ont lieu le vendredi de 13h à 20 h, le samedi toute la journée de 9h à 20h et le dimanche de 9hà 16 h. De 147 à 1200 euros.

=> Introduction, généralités (fondements historiques, philosophiques et culturels de la tradition médicale chinoise), Concepts chinois de la physiologie humaine (Yin Yang, Qi Xue, 5 mouvements), Anatomo-physiologie traditionnelle orientale, Etiopatogénie, Méridiens et points d’acupuncture – rapports anatomiques. Sémiologie, Bases modernes, Physiologie féminine : puberté, embryologie, grossesse et ménopause, Principes de l’examen et du diagnostic, Conduite générale du traitement : techniques thérapeutiques (aiguilles – moxas), Prévention, législation, matériel thérapeutique, Sémiologie traditionnelle et les traitements spécifiques, Conduite à tenir au cours de la grossesse, de l’accouchement et en post partum normal, Pathologies liées à la grossesse, l’accouchement et au post partum , Pathologies non liées à la grossesse survenant au cours de la grossesse.

 

DIU Mécaniques et techniques obstétricales, Université Paris 13

100 heures : 2 séminaires d'une semaine. De 456 à 1056 euros

=> Bassin maternel et mobile fœtal, surveillance du bien être fœtal, accouchement normal, autres présentations, dystocies, techniques obstétricales, environnement de la salle de travail.

 

DU Planification familiale, contraception, sexualité, IVG, Université de Grenoble

1 an : 75 heures d’enseignement  (9 jours répartis en 4 sessions + 3h d’examen écrit), 21 heures de stage pratique en CPF et CIVG avec rapport de stage. De 400 à 500 euros.

=> Santé publique (Santé publique et éducation pour la santé, Santé publique : champs d’intervention, organismes et institutions, Méthodologie en éducation pour la santé, Epidémiologie générale, Cadre institutionnel et juridique :
Statut territorial et hospitalier, Secret professionnel etc…), Contraception et IVG, Santé de la femme, Approche psychosomatique et sexualité.

 

DU Échographie Obstétricale destiné aux sages-femmes, Université Claude Bernard (LYON + CLERMONT-FERRAND)

1 an : 120 h (40 vacations), dont 60 au moins en Centre Hospitalo-universitaire sont exigées. 529 euros

=> Module de bases physiques et techniques, module d'obstétrique, module de gynécologie, des travaux dirigés et des stages réalisés : d'une part, dans des services hospitalo-universitaires et d'autre part, dans des centres d'Échographie agréés par le Comité de Coordination.

 

DIU Médecine fœtale, Universités de BESANCON, DIJON, NANCY et REIMS

1 an. 382 euros

=> Génétique/Cytogénétique, Prise en charge obstétricale, Embryologie, Prise en charge pédiatrique, Foetopathologie, Aspects et prise en charge psychologiques, Imagerie (Echo, IRM, Rx), Aspect organisationnel. L’enseignement pratique est dispensé sous forme de stages dans des services reconnus validant par le Conseil Pédagogique du D.I.U. La durée de

l’enseignement pratique comporte deux modalités qui peuvent être complémentaires

 

Voici d'autres DU et DIU intéressants :

 

DU Médecine périnatale, Université Paris Descartes

=> Une grande part de cet enseignement sera réservée aux pathologies de la grossesse les plus fréquemment rencontrées, prises en charge par les praticiens de ces trois disciplines :

  • Les pathologies maternelles gravidiques (prééclampsie , diabète gestionnel, rupture des membranes, ...)
  • Les pathologies périnatales non malformatives (hypotrophie, prématurité,...)
  • Les infections materno-foetales (bactériennes, hépatites, VIH, ...)

DIU Pathologies maternelles et grossesse, Université Paris Diderot

Urgences obstétricales - Gastroentérologie - Cancérologie - Diabète - Anesthésiologie - Urgence et anesthésiologie - Urologie - Neurologie -Infectiologie - Immunologie - Hémostases - Psychiatrie- Maladies infectieuses - Endocrinologie - Dermatologie - Pneumologie - Ophtalmologie - Pathologie vasculaire placentaire - Cardiologie - Hépatologie - Nutrition - Hématologie.

 

DU Thérapeutiques alternatives en antalgie périnatale (ostéopathie, acupuncture, homéopathie), Université paris Diderot

 

  • Enseignement des bases médicales sur la physiologie de la grossesse et de l’accouchement, les principales pathologies de la grossesse et les complications de l’accouchement, le développement fœtal, l’adaptation extra-utérine du nouveau-né, la prématurité et ses conséquences, la physiologie de la douleur chez la mère, le fœtus et le nouveau-né.
  • Information et initiation aux approches thérapeutiques non conventionnelles : ostéopathie, acupuncture, homéopathie, hypnose, relaxation, sophrologie.
  • Osthéopathie : la femme enceinte - la prise en charge ostéopathique du post partum - le nouveau né
  • Homéopathie : généralités - la grossesse
  • Acupuncture :  physiologie de la grossesse - douleurs en cours de grossesse - la délivrance - troubles respiratoires - infections ORL

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Bientôt la fin !

Publié le par Lullabaloo

Je suis encore en période d'attente de la fin des exams mais j'essaye tout de même entre chaque de "publier" quelques articles afin d'agrémenter doucement ce blog.
En effet, "plus que" 3 examens et c'est la fin de l'année mais bon il s'agit de ceux qui comptent le plus, contrairement aux évaluations en stage, ceux ci se passent à l'école en salle technique :

1) Pratique sur un cas et une technique de médecine et la même chose sur le cours de chirugie. (environ 1h de passage pour les 2)

2) Pratique sur le cas d'une femme en post-partum : dame que l'on a choisit lors de notre stage en maternité pour étudier son cas dans notre rapport. Avec soin à la mère et au nouveau né (sur mannequin... oui c'est bizarre !) (environ 1h)

3) Epreuve intégrée = étude de cas sur une femme enceinte ou non ayant une pathologie gynécologique (GEU, salpingite, kystes aux ovaires etc...). Prise en charge et diagnostic possible. (en tout 2h avec la préparation)

Et après ça je suis presque en vacances quoique reprise du travail en juillet !

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Placenta : l'insertion vélamenteuse

Publié le par Lullabaloo

Je tenais à faire un article sur ce sujet car je suis tombée sur ce cas ci en stage alors que j'avais rompu les membranes artificiellement. Nous nous sommes rendues compte (la sage-femme et moi) après la délivrance qu'il y avait insertion vélamenteuse du cordon, soit en langage vulgarisé : d'énormes vaisseaux sur les membranes. Et de là on se dit dieu merci je n'ai pas touché un de ces vaisseaux lors de la rupture !

Explications :
Dans un placenta "normal", le cordon s'insère au milieu de celui, face foetale.
Dans environ 1% des grossesses, les vaisseaux évoluent d'abord sur les membranes avant de fusionner au niveau du cordon. Ces vaisseaux évoluent donc librement et peuvent éventuellement être déchirés lors de la rupture des membranes et occasionner une hémorragie (dite alors hémorragie de Benckiser) qui mettrait en danger le bébé.
Ainsi le plus souvent on le découvre fortuitement (comme c'était le cas pour moi) lors de l'observation du placenta après la délivrance (lorsqu'il n'y a pas eu rupture vasculaire, fatalement !)

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